Créer une entreprise et obtenir rapidement des commandes est une bonne nouvelle. Pourtant, les premières tensions de trésorerie peuvent apparaître presque immédiatement : les salariés, fournisseurs et charges doivent être payés alors que les premiers clients règlent leurs factures à 30, 45 ou 60 jours.
Pour une société qui vient de démarrer, obtenir une ligne bancaire suffisamment importante n'est pas toujours simple. L'entreprise ne possède pas encore deux ou trois bilans, son historique financier est limité et sa capacité à démontrer la régularité de ses résultats reste faible.
L'affacturage peut alors constituer une alternative particulièrement intéressante.
- Une entreprise récente peut-elle être financée ?
- Quels factors acceptent les sociétés récentes ?
- Pourquoi financer sans premier bilan ?
- Commande ou facture finançable ?
- Les critères examinés
- Affacturage dès les premières factures
- Les documents à préparer
- Les 8 questions avant de choisir
- Pourquoi un dossier peut être refusé
- Combien coûte l'affacturage pour une jeune entreprise ?
- Erreurs fréquentes
- FAQ
Contrairement à une idée encore répandue, il n'est pas nécessaire d'avoir plusieurs années d'existence pour mettre en place un contrat d'affacturage. Le ministère de l'Économie indique expressément que l'affacturage peut être utilisé dès la phase de démarrage d'une entreprise, notamment pour compenser une insuffisance de fonds propres, de trésorerie ou de crédits bancaires.
Bpifrance va plus loin : une entreprise nouvelle, même sans bilan, peut obtenir un financement lorsque ses factures sont certaines, exigibles et détenues sur des clients présentant une bonne situation financière.
Mais tous les factors n'ont pas la même politique commerciale.
Quels factors acceptent réellement les entreprises récemment créées ? Quels critères examinent-ils lorsqu'il n'existe encore aucun bilan ? Et comment augmenter ses chances d'obtenir un accord ?
Oui, une entreprise récemment créée peut obtenir de l'affacturage
La jeunesse de l'entreprise n'est pas, à elle seule, un motif d'exclusion de l'affacturage. C'est même l'une des particularités de ce mode de financement. Lorsqu'une banque étudie une demande de crédit classique, elle cherche notamment à mesurer la capacité de l'entreprise à rembourser sa dette à partir de son historique financier.
Pour une société créée depuis trois ou six mois, cet historique est nécessairement très court. En affacturage, l'analyse est différente.
Le factor étudie évidemment la société qui demande le financement, mais il s'intéresse également fortement à la qualité des factures et à la solvabilité des clients qui devront les régler.
Bpifrance rappelle ainsi que le factor analyse le poste clients, notamment sa composition, sa diversité et les encours de factures, avant d'accepter l'entreprise comme adhérente.
Une jeune société qui vient de signer plusieurs contrats avec des groupes solides peut donc présenter un dossier intéressant, même si elle ne dispose pas encore d'un premier bilan annuel.
Quels factors acceptent les entreprises récemment créées ?
À la date de vérification de ces informations, plusieurs factors indiquent publiquement accepter ou cibler les sociétés en création ou ayant une activité récente.
Il faut toutefois garder une règle essentielle en tête :
« accepter les entreprises récentes » ne signifie jamais « accepter automatiquement toutes les entreprises récentes ».
Chaque dossier fait l'objet d'une analyse.
Bibby Factor France : l'activité récente est explicitement acceptée
Bibby Factor France fait partie des factors dont le positionnement est particulièrement clair sur ce sujet.
Sur son site actuel, l'établissement indique accompagner les TPE et PME y compris dans des situations atypiques et mentionne explicitement l'activité récente dans plusieurs secteurs :
Bibby va même plus loin sur certaines pages sectorielles. Pour le BTP et les services, le factor précise pouvoir intervenir quel que soit l'âge de l'entreprise, sous réserve naturellement de l'étude du dossier.
Quelles sont les principales conditions publiées par Bibby ?
Bibby indique notamment comme critères généraux :
Pour une société récemment créée disposant déjà de commandes et d'une facturation B2B significative, Bibby Factor France fait donc partie des acteurs à consulter en priorité.
Factofrance : l'offre Full Factoring est ouverte aux sociétés en création
Factofrance affiche également une position très explicite.
Sur la présentation actuelle de son offre Full Factoring, l'établissement indique que la solution est :
« éligible aux sociétés en création ».
Les critères publiés mentionnent notamment :
L'offre peut associer :
Pour une entreprise récente qui prévoit déjà plusieurs centaines de milliers d'euros de chiffre d'affaires B2B, Factofrance mérite donc clairement d'être interrogé.
Les conditions peuvent évoluer et l'acceptation définitive reste toujours soumise à l'analyse du factor.
Pourquoi un factor peut-il financer une entreprise sans premier bilan ?
Parce qu'il ne raisonne pas exactement comme un prêteur traditionnel.
Imaginons deux sociétés.
Entreprise A
Créée depuis dix ans, elle possède trois bilans mais facture essentiellement plusieurs petites sociétés fragiles, avec de nombreux retards de paiement.
Entreprise B
Créée depuis six mois, elle vient de remporter des contrats auprès de trois grands groupes solvables et émet déjà chaque mois 80 000 € de factures.
La société B est beaucoup plus récente.
Pour autant, ses créances peuvent présenter une meilleure qualité de financement.
C'est précisément l'intérêt de l'affacturage : une partie importante du risque est appréciée au regard des factures et des débiteurs qui devront les payer.
Attention : une commande ne suffit généralement pas
Une jeune entreprise peut avoir signé un contrat commercial de 500 000 € et malgré tout ne disposer d'aucune créance immédiatement finançable.
Pourquoi ?
Parce que l'affacturage intervient normalement après la naissance de la créance.
Une simple commande, un devis accepté ou une prestation qui n'a pas encore été exécutée ne constitue pas automatiquement une facture finançable.
Les créances présentées doivent en principe être :
Bpifrance rappelle notamment que les factures doivent être certaines, liquides et exigibles.
Pour une société en démarrage, il faut donc distinguer deux besoins :
L'affacturage répond principalement au second.
Bpifrance souligne précisément cet intérêt : une nouvelle entreprise disposant de peu de fonds propres et sans bilan peut rencontrer des difficultés pour obtenir un financement bancaire traditionnel, alors que ses factures peuvent servir de support au financement si ses clients présentent une bonne qualité financière.
L'affacturage peut ainsi devenir un outil de financement de la croissance dès les premiers mois d'activité, et pas uniquement une solution destinée aux entreprises anciennes ou en difficulté.
Quels critères le factor examine-t-il pour une jeune société ?
L'absence d'ancienneté oblige généralement le factor à regarder plus attentivement les autres éléments du dossier.
1. La qualité des clients
C'est souvent l'un des premiers éléments examinés.
Une facture sur un grand groupe, une ETI solide ou un organisme public peut être beaucoup plus facile à financer qu'une facture émise sur une entreprise elle-même récente ou financièrement fragile.
2. La réalité des prestations
Le factor doit pouvoir vérifier que les factures correspondent à une activité réellement réalisée.
Il peut donc demander :
Plus le dossier est documenté, plus son analyse est simple.
3. Le chiffre d'affaires prévisionnel
Sans bilan, le prévisionnel prend davantage d'importance.
Le factor cherche à comprendre :
Un prévisionnel réaliste accompagné de commandes signées aura naturellement plus de poids qu'une simple hypothèse commerciale.
4. La concentration du portefeuille clients
Une entreprise récemment créée peut dépendre d'un seul donneur d'ordre.
Ce n'est pas nécessairement rédhibitoire : certains factors acceptent explicitement les situations avec un client unique ou significatif. Bibby le mentionne notamment sur plusieurs de ses offres sectorielles.
Mais cette concentration doit être étudiée.
Une dépendance à un seul client augmente mécaniquement l'exposition au risque commercial.
5. Le secteur d'activité
Toutes les facturations ne se financent pas avec la même facilité.
Une facture classique correspondant à des marchandises livrées est généralement plus simple à analyser qu'une facturation complexe comprenant :
Le choix du factor doit donc aussi tenir compte de sa connaissance du métier.
6. Les litiges et avoirs
Pour une entreprise récente, les premiers mois permettent déjà d'évaluer la qualité de la facturation.
Des factures régulièrement contestées, des avoirs nombreux ou des différences entre bons de commande et factures peuvent rapidement inquiéter le financeur.
La qualité administrative est presque aussi importante que la qualité commerciale.
Une entreprise peut-elle obtenir de l'affacturage dès ses premières factures ?
Oui, dans certains cas. Il ne faut pas nécessairement attendre la clôture du premier exercice comptable.
Eurofactor indique par exemple que les premières factures peuvent être cédées dès la signature du contrat et réserve son avantage créateur aux entreprises de moins de deux ans.
Factofrance indique expressément que son offre Full Factoring est accessible aux sociétés en création.
Bibby mentionne quant à lui l'activité récente comme un profil finançable dans plusieurs secteurs.
Le vrai sujet n'est donc pas : « Mon entreprise a-t-elle déjà trois bilans ? » mais plutôt : « Dispose-t-elle déjà de créances B2B suffisamment solides pour être financées ? »
Exemple : société créée depuis quatre mois et 500 000 € de commandes
Prenons une société de maintenance industrielle créée il y a quatre mois.
Elle vient de signer plusieurs marchés et prévoit :
Elle dispose de 40 000 € de trésorerie au démarrage.
Très rapidement, elle doit pourtant payer :
alors que les premiers règlements clients ne sont pas encore encaissés. La société est rentable dans son prévisionnel mais son BFR absorbe rapidement sa trésorerie de départ.
Une banque peut hésiter à accorder immédiatement une importante ligne de découvert faute d'historique. En affacturage, le raisonnement est différent.
Si les quatre clients sont solvables, que les prestations sont exécutées et que les factures ne sont pas litigieuses, un factor peut étudier le financement de ces créances. L'ancienneté de quatre mois n'empêche donc pas nécessairement l'opération.
C'est probablement la distinction la plus importante de cette fiche.
L'affacturage peut être accessible à une entreprise juridiquement très récente, mais cela ne signifie pas nécessairement qu'un factor financera une société qui :
L'affacturage finance essentiellement le poste clients né de l'activité commerciale.
Une entreprise peut donc être âgée de seulement quelques semaines et présenter déjà un dossier finançable.
À l'inverse, une société créée depuis un an mais qui ne dispose encore d'aucune créance B2B éligible n'aura rien à céder au factor.
Quels documents préparer lorsque l'entreprise n'a pas encore de bilan ?
L'absence de premier bilan doit être compensée par un dossier particulièrement clair.
Il est utile de préparer :
L'objectif est de permettre au factor de comprendre rapidement comment l'entreprise gagne de l'argent et comment naissent ses créances.
Les 8 questions à se poser avant de choisir un factor pour une entreprise récente
Avant de signer un contrat d'affacturage, une entreprise récemment créée doit vérifier plusieurs points essentiels afin de s'assurer que l'offre du factor est réellement adaptée à son absence d'historique, à son niveau d'activité et à ses perspectives de développement.
1. Le factor accepte-t-il réellement les sociétés sans premier bilan ?
Il faut obtenir une réponse claire dès le départ.
Certaines offres sont spécifiquement prévues pour les créateurs alors que d'autres sont davantage calibrées pour des entreprises déjà établies.
2. Existe-t-il un chiffre d'affaires minimum ?
C'est un point essentiel.
Une société récente réalisant 120 000 € de chiffre d'affaires prévisionnel n'aura pas accès aux mêmes offres qu'une start-up B2B prévoyant 800 000 € dès sa première année.
Les offres publiques observées montrent déjà des seuils différents selon les factors et les produits.
3. Le prévisionnel est-il pris en compte ?
Une entreprise nouvellement créée n'a précisément pas d'historique complet.
Il faut donc savoir si le factor accepte de construire son analyse à partir du CA prévisionnel, des contrats et des commandes déjà obtenues.
Eurofactor mentionne publiquement un chiffre d'affaires annuel effectif ou prévisionnel dans son simulateur.
4. Les principaux clients seront-ils garantis ?
Obtenir un contrat ne suffit pas.
Encore faut-il que les principaux débiteurs disposent d'encours suffisants.
Si l'entreprise réalise 70 % de son activité avec un seul grand client, le plafond accordé sur celui-ci aura un impact direct sur la trésorerie réellement disponible.
5. Quel pourcentage des factures sera effectivement financé ?
Le montant d'une facture et le montant réellement disponible peuvent différer.
Il faut examiner :
6. Existe-t-il un minimum annuel de commission ?
Pour une jeune entreprise, c'est un point particulièrement sensible.
Le chiffre d'affaires réel peut être inférieur au prévisionnel pendant les premiers mois.
Un minimum annuel trop élevé peut alors rendre le contrat proportionnellement coûteux.
Eurofactor reconnaît précisément cette problématique avec un minimum réduit la première année pour les créateurs dans son offre Pro.
7. Peut-on commencer avec un seul client ?
Une jeune entreprise dispose rarement d'un portefeuille très diversifié dès son démarrage.
Il est donc utile de vérifier si le factor accepte le financement d'un client unique ou d'une forte concentration.
8. Le contrat pourra-t-il évoluer avec l'entreprise ?
Le besoin d'une société réalisant 300 000 € lors de sa première année peut être radicalement différent lorsqu'elle atteint 1,5 M€ deux ans plus tard.
Le contrat doit pouvoir accompagner cette croissance sans devenir un frein.
Pourquoi un dossier de jeune entreprise peut-il être refusé ?
L'ancienneté n'est parfois pas le véritable problème.
Un factor peut refuser une entreprise récemment créée parce que :
Le ministère de l'Économie rappelle d'ailleurs que, même si l'affacturage peut être utilisé par les entreprises à différents stades de développement, certaines exigences des sociétés d'affacturage peuvent en limiter l'accès.
Combien coûte l'affacturage pour une jeune entreprise ?
Au-delà de la question de l'acceptation, le coût du contrat mérite une attention particulière lorsqu'une entreprise démarre. Sans historique, une jeune société doit souvent comparer plus finement les offres, car les écarts de tarification peuvent être plus marqués qu'entre deux entreprises déjà établies.
Le prix de l'affacturage repose généralement sur plusieurs composantes distinctes, qu'il est utile de connaître avant de signer.
1. La commission d'affacturage
Elle rémunère la gestion du poste clients : suivi des factures, relance, recouvrement et, selon l'offre, garantie contre l'insolvabilité des débiteurs. Elle est généralement exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires TTC confié au factor.
Pour une jeune entreprise, son niveau dépend notamment du volume de factures, du nombre de clients à gérer et de la complexité de la facturation (situations de travaux, retenues de garantie, sous-traitance, etc.).
2. La commission de financement
Elle correspond au coût de l'avance de trésorerie versée par le factor avant l'encaissement réel des factures. Elle est généralement calculée sur la base d'un taux indexé (souvent un indice de marché majoré d'une marge) appliqué au montant financé et à sa durée.
Une société récente doit vérifier si ce taux est fixe ou variable, et sur quelle durée il est calculé, car un délai de paiement client plus long augmente mécaniquement le coût du financement.
3. Le minimum de commission annuel : un point particulièrement sensible au démarrage
Certains contrats prévoient un montant minimum de commission facturé chaque année, indépendamment du chiffre d'affaires réellement cédé. Ce point a déjà été évoqué dans les questions à se poser avant de choisir un factor, mais il mérite d'être rappelé sous l'angle du coût.
Une jeune entreprise dont l'activité démarre progressivement peut réaliser, les premiers mois, un chiffre d'affaires inférieur à son prévisionnel. Un minimum trop élevé, calculé sur des hypothèses optimistes, peut alors rendre le contrat proportionnellement coûteux pendant cette phase de montée en puissance.
4. Les frais annexes
D'autres frais peuvent s'ajouter selon les offres :
Pour une jeune entreprise, il est donc préférable de demander une simulation détaillant chaque composante, plutôt que de comparer uniquement un taux global affiché.
5. Pourquoi le coût peut être plus élevé lors des premiers mois
En l'absence de bilan, le factor dispose de moins d'éléments pour apprécier le risque global du dossier. Il n'est donc pas rare que la tarification proposée à une société en démarrage soit initialement un peu plus prudente que celle accordée à une entreprise plus ancienne présentant un historique de paiements clients éprouvé.
Cette tarification peut généralement être revue une fois que l'entreprise dispose d'un premier exercice clos et d'un historique de créances effectivement encaissées sans incident.
Erreurs fréquentes
Une jeune entreprise a souvent besoin de trésorerie rapidement. C'est justement dans ce contexte qu'il faut éviter certaines erreurs capables de compromettre le financement.
FAQ – Affacturage et entreprises récemment créées
Non, pas systématiquement. Plusieurs factors acceptent les sociétés en création ou les entreprises récentes. Bpifrance confirme également qu'une entreprise sans bilan peut être financée si elle dispose de factures éligibles sur des clients présentant une bonne situation financière.
Oui, c'est possible. Ce qui compte notamment est qu'elle ait déjà commencé à générer des créances B2B finançables et qu'elle réponde aux critères du factor.
Factofrance indique actuellement que son offre Full Factoring est éligible aux sociétés en création. Eurofactor propose un avantage spécifique aux entreprises de moins de deux ans et Bibby Factor France mentionne explicitement l'activité récente dans ses profils acceptés.
Il n'existe pas de seuil universel. À titre d'exemple, Bibby publie un seuil général supérieur à 150 000 € TTC annuel pour certaines solutions, Eurofactor cible dans son simulateur les créateurs à partir de 150 000 € de CA annuel effectif ou prévisionnel et Factofrance indique plus de 200 000 € de CA annuel pour son offre Full Factoring.
L'affacturage classique repose sur des créances déjà nées. Un contrat peut éventuellement être préparé en amont, mais le financement intervient normalement lorsque des factures répondant aux critères du factor existent.
Non. Il permet de présenter le projet et le chiffre d'affaires attendu, mais le factor doit également analyser la clientèle, la nature des futures créances et les modalités de facturation.
Oui, lorsqu'elle développe une activité B2B avec des factures correspondant à des prestations ou ventes éligibles. Crédit Agricole Leasing & Factoring indique notamment accompagner les sociétés et start-up en création ou en croissance.
C'est possible chez certains factors, sous réserve de la qualité du débiteur et des conditions du dossier. Bibby mentionne par exemple la possibilité de travailler avec un client unique ou significatif dans plusieurs secteurs.
Oui, certaines offres associent financement et garantie contre l'insolvabilité des clients. Le montant réellement garanti dépend toutefois des agréments et plafonds accordés sur chaque débiteur.
Il peut être utile d'anticiper la recherche lorsque le business plan prévoit d'importants délais de règlement clients. En revanche, il faut généralement disposer de créances réelles avant que le financement puisse effectivement commencer.