Définition du besoin de trésorerie pour les entreprises

Le suivi de la trésorerie dans une entreprise est fondamental pour maintenir l’activité au quotidien et surtout la pérennité de la société. Pour cela, le dirigeant doit savoir détecter, limiter et anticiper les besoins de finance pour optimiser ses ressources.

Définition besoin de trésorerie

Qu’est-ce qu’un besoin de trésorerie ?

La trésorerie est de l’argent sur un compte courant et disponible à tout moment. Ce cash permet de régler les échéances courantes (les charges fixes ou variables, le loyer, les salariés, les taxes, les impôts, etc.), les commandes et surtout pour faire face au décalage de paiement des factures de vos clients.

Le solde du compte courant doit en principe est positif, mais il varie en fonction des nécessités. Dans certains cas, il peut arriver que celui-ci devient débiteur. La disponibilité en liquidité est négative et on parle alors d’un « besoin de trésorerie ».

Comment se crée un besoin de trésorerie ?

L’origine du besoin financier peut venir de nombreux événements internes ou externes à l'entreprise qui se traduit par un décalage entre vos encaissements et vos dépenses.

Les causes d'une tension de trésorerie :

  • ralentissement ou crise économique, grèves, conflits sociaux,
  • variation saisonnière ou baisse temporaire de l’activité,
  • augmentation des charges,
  • allongement des crédits consentis aux clients ou raccourcissement des délais fournisseurs,
  • durée de règlement important ou retards de paiement au niveau des factures,
  • annulation de commandes ou créances impayés de clients,
  • croissance rapide du chiffre d’affaires mais avec une marge commerciale trop faible,
  • exigence d’investissement, recrutement
  • activité déficitaire, ou marges insuffisantes.

Ce décalage entre les recettes non encore encaissées et les dépenses engagées s'appelle le « besoin en fonds de roulement » (BFR).

Quand les recettes sont supérieures aux frais, on parle d'excédent de trésorerie. A l'inverse, quand les recettes sont inférieures aux dépenses, la société a une nécessité de ressource financière.

Quels sont les risques et les impacts liés au manque de liquidité ?

Si votre besoin de trésorerie n'est pas résolu rapidement, votre entreprise risque de ne pas pouvoir payer à la date prévue ses dépenses et ses charges (fournisseurs, salaires, impôts, charges sociales…).

Si votre compte est insuffisant, vous risquez d'avoir des rejets de chèques, l’inexécution de virements ou prélèvements.

A partir cet instant, en cas de non-paiement des échéances, votre entreprise risque des procédures contentieuses. Votre banque peut également réduire ou interrompre tout vos crédits.

En cas d’incident dans le remboursement de vos créances ou de vos dettes, vous risquez aussi de recevoir un avis à tiers détenteur ou de subir une saisie sur votre compte.

Comment résoudre le besoin de trésorerie ?

Ils existent de nombreux moyens financiers pour résoudre un manque de trésorerie. Découvrez les différentes solutions financières à court terme possibles :

Le financement court terme est définit par une durée inférieure à 1 an et répond soit au besoin du cycle d'exploitation, soit au préfinancement d'un investissement. C'est une avance sur une rentrée de fonds future et certaine.

La facilité de caisse

Si le besoin de trésorerie est ponctuel et limité dans le temps, la banque peut proposer une facilité de caisse, c’est-à-dire une autorisation de débit passager sur le compte.

Le taux d'intérêt est celui appliqué aux dépassements d'autorisation, donc son coût reste très élevé et il ne doit pas dépasser plus de 15 jours. Il convient donc d'utiliser cette solution que pour des dépenses imprévues.

Le découvert bancaire

Pour des besoins de financement bien identifiés, le découvert bancaire revient, en effet, bien souvent, moins cher que la simple facilité de caisse et offre, en outre, une meilleure souplesse. Par ailleurs son montant autorisé est cette fois-ci non limité.

La période ne doit pas dépasser 90 jours consécutifs.

Sachez que le taux des agios, le plafond autorisé, les frais de dossiers ainsi que la durée du découvert sont variables et négociables auprès de votre banque.

En cas de dépassement du montant autorisé, le banquier peut appliquer des frais supplémentaires à cause de l'incident de paiement.

Les crédits à court terme

Les crédits permettent de couvrir des décalages plus importants (liés à un accroissement ponctuel de votre activité et du BFR par conséquent) ou plus longs (en raison d’un cycle d’exploitation atypique ou saisonnier).

L'escompte commercial

Dans le cas où ce besoin se révèle permanent, la mobilisation de créances sous forme d’escompte permet de recevoir une avance de trésorerie sur les effets de commerce (traites, lettre de change, billet à ordre). L'acheteur, plutôt que de vous payer par chèque ou par virement, vous règle à l’aide d’un effet de commerce.

Il permet de bénéficier par anticipation le règlement de ventes réalisées, mais pas encore encaissées sans remettre en cause les délais de paiement que vous avez accordés.

La banque vous donne accès à une ligne d'escompte donc le montant correspond à 80% de votre poste client.

Avantage de la solution : le taux est inférieur à un découvert autorisé.

La MCNE

La Mobilisation de Créance Née sur l’Etranger (MCNE) est une ligne de financement octroyée par la banque pour les créances à l'export. Elle concerne les entreprises exportatrices qui accordent un délai de paiement à leurs clients. La liquidité est obtenu dès la remise de la marchandise à la douane. La ligne financière doit être définie dans son montant et ses modalités lors de la mise en place du contrat.

La loi Dailly

Cette loi permet à une entreprise de céder ses créances en groupe à une banque plutôt que de les remettre de manière individuelle. En contrepartie, l'établissement bancaire avance l’argent sans attendre l’échéance des factures clients.

L'affacturage

L’affacturage consiste en l’achat par un organisme financier (le Factor) des créances détenues par un fournisseur (le vendeur) sur ses débiteurs. L'approvisionneur cède ses factures au factor qui en échange lui accorde le paiement de sa facturation déduction faite des intérêts et des commissions. Le cédant ne peut faire appel qu’à un seul établissement de crédit spécialisé et doit remettre l'ensemble de son portefeuille d'acheteurs. Dans certains cas, il est possible de négocier pour remettre qu'une partie du chiffre d'affaires.

Cette solution comprend 3 services : le financement, la gestion du poste client et la garantie contre les impayés. La société de factoring (le Factor) s’occupe de la totalité de la clientèle. L'affacturation est plus souple que le dispositif de la Dailly, car il n'est pas nécessaire d'attendre le retour des effets pour pouvoir céder une créance.

Découvrez les différentes solutions d'affacturage ainsi que le tableau de comparaison des différentes produits de factoring.

Le financement de facture par la cession de créance

En échange de vos factures, vous obtenez du cash en complément de votre banque pour vous permettre de vous concentrer sur votre activité.

Cette solution prend en charge à 100% le financement et le recouvrement de vos créances clients. Vous pouvez céder une ou plusieurs facturations sans limites de nombre et selon vos besoins de trésorerie.

Les avantages de ce système par rapport à l'affacturage : aucun engagement sur la durée ou le montant des ventes, aucune garantie personnelle à fournir, aucuns frais annexes et une garantie à 100% sur le paiement des créances.

Découvrez les avantages du financement de factures et les modalités de mise en place pour obtenir une solution financière souple et sans contrainte.

Comment limiter le besoin de trésorerie ?

Il convient tout d'abord d'identifier et d’analyser clairement les points suivants :

En premier, l'évolution du chiffre d’affaires, vos marges, l'organisation et la rotation de vos stocks, vos fonds propres afin d’avoir une bonne image de la situation.

En second, les besoins en termes de financement : poste client, stock, le BFR, les délais de règlements de vos débiteurs et de vos fournisseurs.

Essayez de réorienter votre politique commerciale pour compenser une baisse du chiffre d’affaires ou de votre marge. Anticipez les décalages de règlement et renégociez les délais de paiement avec vos acheteurs et approvisionneurs ou financez vos factures et vos commandes. Améliorez la facturation, la gestion des relances et le recouvrement de vos créances.