Définition et critères d'une ETI, entreprise de taille intermédiaire

Une ETI, ou entreprise de taille intermédiaire, est une catégorie d'entreprise située entre la PME et la grande entreprise. Elle n'appartient pas à la catégorie des PME, emploie moins de 5 000 personnes et respecte au moins l'un des deux plafonds financiers prévus par la réglementation française.

Cette catégorie ne correspond pas à une forme juridique particulière. Elle sert à classer les entreprises pour les besoins de l'analyse statistique et économique, à partir de leur effectif, de leur chiffre d'affaires, de leur total de bilan et, lorsque cela est nécessaire, du périmètre du groupe auquel elles appartiennent.

L'essentiel à retenir sur les ETI

  • Une ETI est une entreprise qui n'appartient pas à la catégorie des PME.
  • Elle emploie moins de 5 000 personnes.
  • Son chiffre d'affaires annuel n'excède pas 1,5 milliard d'euros ou son total de bilan n'excède pas 2 milliards d'euros.
  • Une entreprise de moins de 250 salariés peut être une ETI si elle dépasse à la fois 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et 43 millions d'euros de total de bilan.
  • Pour financer leur croissance, leur poste clients et leurs activités internationales, les ETI peuvent recourir à l'affacturage classique, confidentiel, export ou déconsolidant.

Qu'est-ce qu'une ETI ?

L'expression entreprise de taille intermédiaire a été introduite par l'article 51 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l'économie. Les critères précis ont ensuite été fixés par le décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008.

Selon l'article 3 de ce décret, une ETI est une entreprise qui n'appartient pas à la catégorie des PME et qui remplit les deux conditions suivantes :

  • elle occupe moins de 5 000 personnes ;
  • elle réalise un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 1,5 milliard d'euros ou présente un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros.
Entreprise de taille intermédiaire entre PME et grande entreprise

La conjonction « ou » est essentielle : l'entreprise n'a pas besoin de respecter simultanément les deux plafonds financiers de l'ETI. Il suffit qu'elle reste sous l'un d'eux, sous réserve de ne pas être une PME et d'employer moins de 5 000 personnes.

Cas particulier : une entreprise comptant moins de 250 salariés peut être classée comme ETI lorsqu'elle dépasse simultanément les deux limites financières de la PME, c'est-à-dire lorsqu'elle réalise plus de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et présente plus de 43 millions d'euros de total de bilan.

Quels sont les critères pour être classé comme ETI ?

Le classement d'une entreprise ne repose pas uniquement sur son nombre de salariés. Il faut examiner conjointement l'effectif, le chiffre d'affaires annuel, le total de bilan et l'appartenance éventuelle à un groupe. La première étape consiste à vérifier si l'entreprise répond à la définition d'une PME. Si ce n'est pas le cas, les plafonds propres aux ETI sont alors appliqués.

Une PME occupe moins de 250 personnes et réalise un chiffre d'affaires annuel n'excédant pas 50 millions d'euros ou présente un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros. Pour sortir de cette catégorie avec moins de 250 salariés, une entreprise doit donc dépasser les deux seuils financiers.

Tableau comparatif : TPE, PME, ETI et grande entreprise

Le tableau suivant reprend les catégories françaises définies pour les besoins de l'analyse statistique et économique. Le terme TPE est couramment utilisé pour désigner une microentreprise, même si la dénomination réglementaire est microentreprise.

Catégorie Effectif Chiffre d'affaires annuel Total de bilan Règle de classement
Microentreprise / TPE Moins de 10 personnes 2 M€ maximum 2 M€ maximum Effectif inférieur à 10 et chiffre d'affaires ou bilan n'excédant pas 2 M€.
PME Moins de 250 personnes 50 M€ maximum 43 M€ maximum Effectif inférieur à 250 et chiffre d'affaires ou bilan restant sous le plafond correspondant.
ETI Moins de 5 000 personnes et entreprise non-PME 1,5 Md€ maximum 2 Md€ maximum Entreprise non-PME, effectif inférieur à 5 000 et chiffre d'affaires ou bilan sous le plafond ETI.
Grande entreprise Catégorie résiduelle Entreprise qui ne peut être classée dans aucune des trois catégories précédentes.
Attention à la logique des seuils : une entreprise de moins de 250 salariés réalisant 60 M€ de chiffre d'affaires peut rester une PME si son total de bilan ne dépasse pas 43 M€. En revanche, si son chiffre d'affaires dépasse 50 M€ et son bilan dépasse 43 M€, elle n'est plus une PME et peut entrer dans la catégorie des ETI.

Exemples de calcul pour déterminer la catégorie d'une entreprise

Exemple 1 : une ETI classique

Une entreprise emploie 700 salariés, réalise 180 M€ de chiffre d'affaires et présente un bilan de 110 M€.

Classement : ETI. Elle dépasse l'effectif d'une PME, compte moins de 5 000 personnes et reste sous les deux plafonds financiers de l'ETI.

Exemple 2 : moins de 250 salariés mais ETI

Une entreprise emploie 180 salariés, réalise 65 M€ de chiffre d'affaires et présente un bilan de 48 M€.

Classement : ETI. Elle dépasse simultanément les deux limites financières de la PME.

Exemple 3 : une entreprise restant PME

Une entreprise emploie 200 salariés, réalise 60 M€ de chiffre d'affaires et présente un bilan de 35 M€.

Classement : PME. Malgré un chiffre d'affaires supérieur à 50 M€, son total de bilan reste inférieur à 43 M€.

Exemple 4 : une grande entreprise

Une société emploie 6 000 salariés, même si son chiffre d'affaires reste inférieur à 1,5 Md€.

Classement : grande entreprise, car elle dépasse le plafond de 4 999 personnes applicable aux ETI.

Une ETI est-elle un statut juridique ?

Une ETI n'est pas une forme juridique comme la SARL, la SAS, la SA ou la société en commandite. Il s'agit d'une catégorie statistique et économique. Une entreprise de taille intermédiaire peut donc adopter différentes formes juridiques selon son activité, son actionnariat, sa gouvernance et ses besoins de financement.

Cette classification permet notamment d'étudier le tissu productif français, de comparer les entreprises selon leur dimension et de mieux identifier les enjeux propres aux structures situées entre les PME et les grands groupes.

Les seuils ETI sont-ils appréciés au niveau de la société ou du groupe ?

La catégorie ne doit pas toujours être appréciée à partir des seuls comptes d'une société juridique isolée. Lorsqu'une organisation appartient à un groupe, il faut prendre en compte le périmètre économique pertinent, qui peut réunir une société mère et plusieurs filiales françaises ou étrangères.

Une filiale présentant individuellement moins de 250 salariés et moins de 50 M€ de chiffre d'affaires peut ainsi appartenir à une ETI ou à une grande entreprise lorsque les données du groupe sont consolidées. À l'inverse, une entreprise indépendante est analysée à partir de son propre périmètre.

Cette distinction est importante pour les analyses financières, les statistiques publiques et la mise en place d'un financement groupe. Les ETI sont fréquemment organisées autour de plusieurs entités : les données Insee portant sur 2021 indiquaient une moyenne de dix unités légales par ETI.

Combien existe-t-il d'ETI en France ?

6 800 ETI en France en 2022


3,7 millions de salariés
26 % de la valeur ajoutée


29,9 % des exportations en 2023

Selon une étude publiée par la Direction générale des Entreprises en mai 2025, le nombre d'ETI est passé de 5 400 en 2017 à 6 800 en 2022. Ces entreprises employaient environ 3,7 millions de salariés et créaient 26 % de la valeur ajoutée.

Les données Insee relatives à 2023 montrent également que les ETI réalisaient 29,9 % des exportations des entreprises des secteurs principalement marchands non agricoles et non financiers. Les années et les champs statistiques doivent toujours être précisés, car le nombre d'entreprises et leur poids économique peuvent varier selon le périmètre retenu.

Quel est le rôle des ETI dans l'économie française ?

Les ETI occupent une position stratégique : elles disposent de moyens plus importants qu'une PME pour investir, recruter, innover ou s'internationaliser, tout en conservant souvent des circuits de décision plus courts que ceux des grands groupes. Leur implantation dans les territoires et leur poids dans l'industrie en font des acteurs importants de la réindustrialisation et de l'emploi qualifié.

Les entreprises de taille intermédiaire sont présentes dans de nombreux secteurs : industrie manufacturière, agroalimentaire, commerce, transport, logistique, construction, technologies, santé et services aux entreprises. L'Insee recensait près de 2 100 ETI industrielles en 2023 ; elles employaient 35 % des salariés de l'industrie et 91 % d'entre elles exportaient.

Leur actionnariat peut être familial, patrimonial, institutionnel, français ou étranger. Une ETI n'est donc pas nécessairement cotée en bourse. Pour identifier la catégorie réelle d'une entreprise, il est préférable de vérifier ses comptes consolidés les plus récents plutôt que de s'appuyer sur une liste figée de sociétés, car une acquisition, une cession ou une forte croissance peut modifier son classement.

Que change le passage d'une PME à une ETI ?

Le passage de PME à ETI ne correspond pas seulement au franchissement d'un seuil statistique. Il traduit généralement un changement d'échelle qui impose de professionnaliser l'organisation, la gouvernance et le pilotage financier.

  • Structurer la direction financière avec un reporting plus fréquent, des budgets consolidés et des prévisions de trésorerie.
  • Renforcer le contrôle de gestion afin de suivre les marges, les investissements, les stocks et la rentabilité par activité ou filiale.
  • Organiser la gouvernance et répartir les responsabilités entre dirigeants, managers, filiales et fonctions support.
  • Maîtriser le risque client, la concentration des encours et les délais de paiement.
  • Diversifier les financements pour ne pas dépendre exclusivement des crédits bancaires traditionnels.
  • Accompagner l'internationalisation avec des outils multidevises, une gestion des filiales et une surveillance des acheteurs étrangers.
  • Préparer les opérations stratégiques telles que les acquisitions, les cessions, la transmission ou l'ouverture du capital.

Quels sont les principaux besoins financiers d'une ETI ?

La croissance d'une ETI entraîne fréquemment une augmentation du besoin en fonds de roulement. L'entreprise doit financer des délais de paiement clients plus importants, des stocks, de nouveaux sites, des investissements industriels, des recrutements ou des acquisitions.

La direction financière cherche généralement à répartir ces besoins entre plusieurs ressources : crédits bancaires, lignes confirmées, crédit-bail, assurance-crédit, affacturage, financement export, placements privés, fonds propres ou financements structurés. La diversification permet d'adapter la durée et le coût de chaque ressource à son usage.

Le poste clients représente souvent un actif particulièrement important. Sa mobilisation permet de financer directement la croissance des ventes, sans attendre l'échéance des factures et sans immobiliser inutilement la trésorerie.

Pourquoi les ETI utilisent-elles l'affacturage ?

L'affacturage permet à une ETI de céder tout ou partie de ses créances commerciales à un factor afin d'obtenir un financement, de sécuriser le risque d'impayé selon la formule retenue et d'externaliser tout ou partie du recouvrement. Sept logiques principales motivent ce choix.

1. Financer un poste clients important

Le financement évolue avec le volume de factures éligibles : plus le chiffre d'affaires facturé augmente, plus la ligne de financement mobilisable progresse mécaniquement, sans renégociation systématique d'un plafond fixe comme c'est le cas pour un crédit bancaire classique. Cette logique convient particulièrement aux ETI en phase de croissance ou de saisonnalité marquée, dont le besoin en fonds de roulement suit directement l'évolution de l'activité. Contrairement à une ligne de trésorerie plafonnée, l'affacturage s'ajuste ainsi au rythme de la facturation plutôt qu'à une autorisation négociée une fois par an.

2. Diversifier les sources de liquidité

L'affacturage peut compléter les crédits bancaires, les lignes de découvert et les autres financements existants. Pour une ETI, ne pas concentrer l'intégralité de ses ressources financières auprès d'un seul établissement réduit sa dépendance à une contrepartie unique et limite l'impact d'un durcissement ponctuel des conditions d'octroi par une banque partenaire. Cette diversification s'inscrit aussi dans une logique de résilience financière : en cas de tension sur une ligne de crédit classique, l'affacturage continue de fonctionner selon sa propre mécanique, adossée aux créances et non à une autorisation bancaire globale.

3. Financer plusieurs filiales

Un programme d'affacturage peut être organisé au niveau du groupe ou déployé filiale par filiale, selon la structure juridique et opérationnelle de l'ETI. Le choix entre ces deux approches dépend de plusieurs paramètres : les pays d'implantation, les devises de facturation, l'hétérogénéité des systèmes comptables, la qualité et l'ancienneté des créances de chaque entité, ainsi que l'organisation du recouvrement (centralisée ou locale). Un programme groupe offre generalement une meilleure lisibilité et des conditions négociées globalement, tandis qu'un déploiement filiale par filiale permet d'adapter la formule aux spécificités locales.

4. Accompagner l'activité internationale

L'affacturage export peut intégrer des créances en devises, une surveillance des acheteurs étrangers et un recouvrement multilingue adapté aux usages commerciaux locaux. Cette dimension internationale répond à un besoin réel des ETI qui exportent une part croissante de leur chiffre d'affaires et cherchent à sécuriser des créances sur des marchés où l'information sur la solvabilité des débiteurs est plus difficile à obtenir en interne. Les pays et débiteurs éligibles dépendent toutefois de la politique de risque du factor et de l'assureur-crédit, ce qui suppose une vérification au cas par cas avant d'intégrer une zone géographique au programme.

5. Préserver la relation commerciale

L'affacturage confidentiel permet, sous certaines conditions, de financer les factures sans notification systématique aux clients. L'entreprise conserve alors la gestion visible de ses encaissements, ce qui évite toute perception d'une tension de trésorerie auprès de ses partenaires commerciaux. Cette formule suppose néanmoins que l'ETI dispose de procédures internes fiables de suivi des règlements et de reporting au factor, condition généralement posée par les établissements pour accepter ce mode de fonctionnement.

6. Étudier une déconsolidation du poste clients

Un programme d'affacturage déconsolidant peut permettre de transférer les créances sans recours et, lorsque les conditions comptables sont réunies, d'envisager leur sortie du bilan. Cet objectif intéresse particulièrement les ETI soucieuses de leurs ratios financiers (endettement, BFR) vis-à-vis de leurs actionnaires ou de leurs partenaires bancaires. La qualification comptable de l'opération n'est cependant jamais automatique : elle doit être validée au cas par cas avec les commissaires aux comptes et les conseils de l'entreprise, au regard des normes comptables applicables.

7. Mieux piloter les risques clients

Selon le contrat, le factor et l'assureur-crédit peuvent fournir des informations sur la solvabilité des acheteurs, fixer des limites de garantie par client et prendre en charge tout ou partie du recouvrement. Ces informations peuvent enrichir la connaissance que l'ETI a de son propre portefeuille clients. Elles ne dispensent toutefois pas l'entreprise de conserver ses propres procédures de crédit management ni de surveiller la concentration de son portefeuille, notamment lorsque quelques clients représentent une part importante du chiffre d'affaires.

Les principaux avantages recherchés sont :

  • réduire le besoin de financement lié au poste clients et accélérer la conversion des factures en trésorerie ;
  • diversifier les partenaires financiers et préserver une partie des lignes bancaires ;
  • sécuriser les créances garanties contre l'insolvabilité déclarée ou le défaut de paiement prolongé, selon les conditions du contrat ;
  • externaliser le recouvrement sur certains clients, pays ou portefeuilles ;
  • harmoniser le financement de plusieurs filiales dans le cadre d'un programme national ou international ;
  • améliorer certains indicateurs financiers, sans considérer que l'affacturage garantit automatiquement le respect des covenants bancaires.

Comparer les solutions d'affacturage pour une ETI

Le choix dépend du chiffre d'affaires, du nombre de filiales, des pays concernés, des devises, de la concentration clients et des objectifs comptables du groupe.

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Quelles solutions de financement sont adaptées aux ETI ?

Les outils ne répondent pas tous au même besoin. Le tableau ci-dessous permet de comparer les principales solutions susceptibles de compléter le financement bancaire d'une entreprise de taille intermédiaire.

Solution Besoin principalement traité Avantage pour l'ETI Point de vigilance
Affacturage classique Financement régulier du poste clients Ressource qui évolue avec les factures éligibles et possibilité d'externaliser le recouvrement. Notification possible des clients, critères d'éligibilité et coûts contractuels.
Affacturage confidentiel Financement discret des créances Maintien de la relation directe avec les clients et des procédures d'encaissement de l'ETI. Exige une organisation administrative et un reporting particulièrement fiables.
Affacturage déconsolidant Financement et optimisation du bilan Transfert possible des créances sans recours et amélioration potentielle de certains ratios. Critères juridiques et comptables stricts, à valider avec les auditeurs.
Affacturage export Financement de créances internationales Gestion multidevise, recouvrement international et couverture possible du risque acheteur. Pays, devises, débiteurs et contrats commerciaux éligibles à vérifier.
Assurance-crédit Prévention et couverture du risque d'impayé Surveillance des acheteurs, recouvrement et indemnisation des créances garanties. Ne fournit pas directement de trésorerie et comporte des limites, franchises et exclusions.
Titrisation Financement structuré d'un portefeuille important Solution adaptable aux volumes élevés et à certains objectifs bilanciels. Mise en place, documentation et suivi généralement plus complexes.
Crédit bancaire Trésorerie générale ou investissement Souplesse d'utilisation selon la ligne négociée et stabilité d'une ressource confirmée. Mobilise la capacité d'endettement et peut être assorti de garanties ou de covenants.
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FAQ complémentaire sur les entreprises de taille intermédiaire

👉 Non. La classification ETI dépend de l'effectif, du chiffre d'affaires, du total de bilan et du périmètre de l'entreprise, et non de sa cotation. De nombreuses ETI ont un actionnariat familial, patrimonial, institutionnel ou étranger sans être présentes sur un marché boursier.

👉 Oui. De nombreuses entreprises de taille intermédiaire sont contrôlées par une famille fondatrice ou par plusieurs générations d'actionnaires. Leur croissance exige toutefois de formaliser la gouvernance, la succession managériale, les règles de décision et la stratégie patrimoniale.

👉 Il est prudent de la vérifier à chaque clôture annuelle et après une opération susceptible de modifier le périmètre : acquisition, cession, fusion, restructuration ou variation importante des effectifs. Les données consolidées les plus récentes doivent être privilégiées.

👉 C'est possible si son périmètre, son effectif et ses données financières repassent durablement sous les seuils de la PME. La méthode d'appréciation dépend toutefois du dispositif concerné, certains textes prévoyant des règles spécifiques en cas de franchissement temporaire.

👉 Non. Les catégories françaises utilisées pour l'analyse statistique et économique ne se confondent pas automatiquement avec les définitions européennes appliquées à certaines aides ou réglementations. Une vérification du texte applicable reste nécessaire avant de demander un dispositif réservé aux PME.

👉 Le calcul doit tenir compte du périmètre économique pertinent et des liens entre les sociétés. Dans un groupe, l'analyse ne se limite donc pas nécessairement aux salariés de la seule entité qui dépose une demande de financement ou répond à un questionnaire.

👉 La taille apparente de la filiale ne suffit pas. Lorsque celle-ci appartient à un groupe, la catégorie peut être déterminée au niveau de l'entreprise consolidée. Une petite filiale juridique peut donc relever économiquement d'une grande entreprise.

👉 Une ETI internationale peut rechercher un programme multi-pays, multidevise ou export, avec un financement centralisé ou filiale par filiale. Le montage doit tenir compte des juridictions, des devises, des systèmes comptables, des acheteurs et des règles de cession locales.

👉 Oui. Un programme peut commencer par une filiale, un pays, une activité ou un portefeuille de clients, puis être étendu progressivement. Cette approche permet de tester les procédures, le reporting et les gains de trésorerie avant un déploiement plus large.

👉 L'affacturage associe souvent financement, gestion des créances, recouvrement et garantie optionnelle contre les impayés. La titrisation est un financement structuré fondé sur un portefeuille d'actifs et convient généralement à des volumes importants, avec une documentation et un suivi plus complexes.

👉 Oui, certains montages permettent de conserver une police d'assurance-crédit externe et de la déléguer au factor. Le contrat doit préciser la gestion des agréments, les déclarations, les sinistres, les indemnités et le partage des responsabilités entre l'entreprise, l'assureur et le financeur.

👉 Une ETI doit généralement préparer ses comptes consolidés, une balance âgée, le détail des principaux clients, les délais de paiement, les historiques d'impayés, les contrats commerciaux, l'organisation des filiales, les devises facturées et les prévisions de chiffre d'affaires.

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