Conseils et gestion de votre contrat d'affacturage
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Nos conseils pour sélectionner et choisir votre contrat d'affacturage
“Notre parfaite connaissance du secteur du financement des entreprises nous permet de vous proposer des offres du marché avec une tarification la plus basse du marché.”
Pour mettre en place votre contrat d'affacturage dans les meilleures conditions, il est très important d'identifier et de chiffrer le poste clients de votre entreprise.
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Gestion de votre contrat de Factoring
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Si vous avez des questions sur la gestion de votre contrat d'affacturage, n'hésitez pas à consulter notre rubrique FAQ : questions et réponses sur la gestion et l'administration d'un contrat d'affacturage.
Mesurer le financement réellement disponible, et pas seulement la quotité annoncée
Une quotité de financement élevée sur le papier ne signifie pas nécessairement que l'entreprise pourra disposer du même pourcentage de son poste clients en trésorerie. C'est l'un des points les plus importants à contrôler dans un contrat d'affacturage.
Une entreprise peut par exemple disposer d'une quotité contractuelle de financement de 90 %, tout en constatant que la trésorerie réellement disponible est sensiblement inférieure. Plusieurs éléments peuvent réduire le montant mobilisable : factures non éligibles, créances échues depuis trop longtemps, litiges, avoirs, dépassement des limites accordées sur certains débiteurs, concentration excessive du chiffre d'affaires sur quelques clients ou encore constitution de différentes retenues.
Pour un DAF ou un trésorier, le bon indicateur n'est donc pas uniquement le taux de financement prévu au contrat. Il faut mesurer régulièrement le rapport entre le montant des créances cédées et les sommes effectivement mises à disposition.
Cette analyse permet de répondre à une question beaucoup plus concrète : sur 1 million d'euros de factures clients, combien l'entreprise peut-elle réellement transformer en trésorerie ?
Lorsque l'écart devient important entre le financement théorique et le financement réellement disponible, un audit permet d'en identifier précisément les causes et de déterminer celles qui peuvent être corrigées ou renégociées avec le factor.
Comprendre pourquoi certaines factures ne sont pas financées
Lorsqu'un contrat fonctionne depuis plusieurs mois ou plusieurs années, l'une des premières analyses à effectuer consiste à examiner les créances qui ne sont pas financées.
Une facture peut avoir été correctement cédée au factor sans pour autant générer immédiatement une disponibilité. Le problème peut provenir du débiteur, de la facture elle-même ou des conditions prévues au contrat.
L'objectif n'est pas simplement de constater qu'une facture n'est pas financée. Il faut identifier la cause exacte de chaque indisponibilité. Cette analyse met souvent en évidence des améliorations possibles dans les processus de facturation, la transmission des justificatifs, la gestion des litiges ou le paramétrage du contrat.
Calculer le coût réel de son contrat d'affacturage
Comparer deux contrats uniquement à partir du taux de commission d'affacturage ou de la marge appliquée au financement peut conduire à une mauvaise décision. Le coût réel d'un contrat dépend de plusieurs composantes.
Une analyse financière sérieuse doit rapprocher le coût annuel total du volume de créances effectivement cédées, puis du financement réellement utilisé par l'entreprise. Deux sociétés disposant du même taux contractuel peuvent ainsi supporter des coûts très différents selon leur utilisation du programme.
Un contrat dimensionné pour 10 millions d'euros de chiffre d'affaires alors que seulement 4 millions sont finalement cédés peut perdre une partie de son intérêt économique si sa tarification comporte un minimum annuel important. Inversement, une entreprise en forte croissance peut disposer d'un meilleur pouvoir de négociation grâce à l'augmentation des volumes confiés au factor.
Le coût doit donc être analysé en euros et en pourcentage de l'utilisation réelle du contrat, et pas uniquement à partir des taux figurant dans la proposition commerciale initiale.
Surveiller la concentration du poste clients et les limites accordées par débiteur
La qualité d'un contrat d'affacturage dépend fortement de la structure du portefeuille clients de l'entreprise. Une société réalisant 40 % de son chiffre d'affaires auprès d'un seul donneur d'ordre ne présente pas le même profil qu'une entreprise disposant de plusieurs centaines de clients représentant chacun une faible part de son activité.
La concentration du poste clients peut avoir une conséquence directe sur le financement disponible. Même lorsqu'un grand donneur d'ordre présente une bonne solvabilité, le factor peut souhaiter limiter son exposition sur un même débiteur.
Il est donc nécessaire de suivre simultanément la concentration du chiffre d'affaires, les encours réels sur les principaux clients et les limites de financement ou de garantie accordées. Cette surveillance est particulièrement importante lorsqu'un nouveau contrat commercial est signé avec un client majeur.
Une forte croissance du chiffre d'affaires avec un donneur d'ordre peut être une excellente nouvelle commercialement mais provoquer, quelques semaines plus tard, une tension de trésorerie si l'autorisation accordée par le factor n'a pas été augmentée en parallèle.
Un bon pilotage consiste donc à anticiper : lorsqu'une entreprise prévoit une augmentation importante des commandes d'un client, la demande d'augmentation de garantie ou de ligne de financement doit être étudiée avant que l'encours ne soit constitué.
Faire évoluer le contrat d'affacturage en même temps que l'entreprise
Un contrat d'affacturage adapté au moment de sa signature peut ne plus l'être deux ou trois ans plus tard. Le chiffre d'affaires peut avoir fortement progressé, de nouveaux marchés peuvent avoir été obtenus et l'entreprise peut s'être développée à l'export, avoir ouvert une nouvelle activité ou commencé à travailler avec de grands groupes ou des administrations.
Le profil du poste clients peut donc changer beaucoup plus rapidement que le contrat lui-même. La gestion du programme doit intégrer la croissance organique, les acquisitions, la saisonnalité, l'internationalisation, les changements de clientèle, les nouveaux délais de règlement et l'évolution du montant moyen des factures.
Une entreprise qui passe de 3 à 8 millions d'euros de chiffre d'affaires ne doit pas nécessairement conserver les conditions obtenues lorsqu'elle était beaucoup plus petite. L'augmentation des volumes peut permettre de renégocier certaines conditions tarifaires mais également les plafonds de financement, les retenues, les limites par débiteur ou le fonctionnement opérationnel du contrat.
L'affacturage doit accompagner la stratégie de l'entreprise et non devenir une contrainte héritée de sa situation passée.
Mettre en place un véritable tableau de bord d'affacturage
Un contrat d'affacturage ne devrait pas être piloté uniquement à partir du solde bancaire ou du montant disponible affiché sur l'interface du factor. Pour un directeur financier, un CFO, un crédit manager ou un trésorier, plusieurs indicateurs permettent de comprendre beaucoup plus précisément la performance du dispositif.
L'intérêt de ce tableau de bord est de suivre les évolutions dans le temps. Une diminution progressive du pourcentage de factures financées peut révéler une augmentation des litiges, un vieillissement du poste clients ou des limites devenues insuffisantes. Une hausse des retenues peut également réduire progressivement la trésorerie disponible.
Pour un CFO, l'affacturage devient ainsi un véritable outil de gestion du besoin en fonds de roulement et non une simple ligne de financement supplémentaire.
Anticiper les périodes de forte consommation de trésorerie
Le besoin de financement d'une entreprise n'est pas toujours linéaire. Certaines sociétés connaissent une forte saisonnalité, tandis que d'autres doivent financer une augmentation rapide de leur activité, un marché important, une campagne commerciale ou un décalage exceptionnel entre les encaissements clients et les dépenses fournisseurs.
Dans ce contexte, la capacité maximale de financement doit être étudiée avant l'apparition du besoin. Attendre que l'entreprise se trouve à quelques jours de son plafond pour demander une augmentation de ligne peut limiter les solutions disponibles.
Le prévisionnel de trésorerie doit donc être rapproché du prévisionnel de facturation et des limites accordées par le factor. Cette approche permet de déterminer si le contrat pourra absorber un pic temporaire d'encours clients et d'anticiper les demandes d'augmentation de ligne.
L'affacturage devient particulièrement efficace lorsqu'il est intégré à la prévision de trésorerie : le DAF peut alors estimer non seulement les encaissements futurs, mais également la trésorerie susceptible d'être mobilisée rapidement sur les factures émises.
Cas particulier des marketplaces et plateformes B2B
Les marketplaces et plateformes B2B nécessitent une analyse spécifique avant d'envisager un financement par affacturage. Le premier point consiste à déterminer précisément qui détient juridiquement la créance sur l'acheteur.
Selon le modèle utilisé, la plateforme peut être le vendeur contractuel, agir comme simple intermédiaire entre un vendeur et un acheteur ou intervenir dans l'encaissement des sommes par l'intermédiaire d'un prestataire de services de paiement. Ces différences sont essentielles pour déterminer quelles créances peuvent être cédées à un factor.
Il faut également analyser les conditions générales de vente, les possibilités de remboursement ou d'annulation, les commissions prélevées par la plateforme, les éventuelles compensations, les délais de validation des transactions et les flux financiers entre acheteurs, vendeurs, plateforme et prestataire de paiement.
Pour une marketplace, un projet d'affacturage ne peut donc pas être construit uniquement à partir du chiffre d'affaires traité sur la plateforme. Il faut reconstituer précisément le cycle contractuel et financier de la transaction.
Cette analyse devient particulièrement importante pour les plateformes B2B qui souhaitent proposer à leurs vendeurs un paiement anticipé des factures ou intégrer une solution de financement directement dans leur parcours utilisateur.
Préparer la renégociation ou le changement de factor
Renégocier un contrat ne consiste pas uniquement à demander une diminution du taux. Avant une échéance contractuelle, il est utile d'établir un bilan complet de son fonctionnement : coût réel, financement obtenu, qualité du service, rapidité de traitement, niveau des garanties, fréquence des blocages, adéquation des lignes accordées et capacité du factor à accompagner les nouveaux besoins de l'entreprise.
Il faut également relire les clauses relatives à la durée du contrat, au préavis, au périmètre des créances cédées, aux éventuelles exclusivités et aux conditions applicables lors de la cessation de la relation.
Changer de factor nécessite de gérer une période de transition durant laquelle l'ancien contrat doit être liquidé tandis que le nouveau dispositif devient opérationnel. Cette transition doit être préparée afin d'éviter une rupture de financement.
Lorsque le contrat existant ne répond plus aux besoins de l'entreprise, la mise en concurrence du marché permet de comparer non seulement les tarifs mais surtout le montant de trésorerie réellement mobilisable, les conditions de garantie, les contraintes opérationnelles et la capacité du futur factor à accompagner le développement de l'entreprise.
Quand faut-il faire auditer son contrat d'affacturage ?
Il n'est pas nécessaire d'attendre qu'un problème apparaisse pour faire analyser son contrat. Un audit devient particulièrement pertinent lorsque le chiffre d'affaires augmente fortement, lorsqu'un nouveau client représente une part importante du portefeuille, lorsque les montants disponibles diminuent sans raison apparente, lorsque les retenues progressent, lorsque plusieurs factures sont régulièrement refusées au financement ou lorsque la tarification n'a pas été renégociée depuis plusieurs exercices.
La signature d'un marché important, une opération de croissance externe, un développement à l'international ou une modification profonde du cycle de facturation sont également de bonnes occasions de vérifier l'adéquation du contrat.
L'objectif est simple : s'assurer que chaque euro de poste clients pouvant raisonnablement être financé l'est dans de bonnes conditions et au coût le plus adapté à la situation de l'entreprise.
Un contrat d'affacturage performant n'est donc pas un contrat que l'on signe puis que l'on laisse fonctionner sans intervention. C'est un outil de financement qui doit être suivi, mesuré et régulièrement adapté à l'évolution de l'activité.
